Il se murmure qu’un choix pour le moins… surprenant vient d’être fait dans notre charmante commune.
Un choix qui, à n’en pas douter, fera bruisser les conversations derrière les volets entrouverts et les tasses de thé.
On raconte en effet que l’autorité communale en place a décidé de réduire le nombre de panneaux électoraux au strict minimum légal : c’est à dire deux.
Deux seulement?
Deux pour une élection où la visibilité, la clarté et l’accès à l’information devraient pourtant être les maîtres-mots pour une commune de plus 4000 habitants.
Certains s’interrogent déjà :
Pourquoi si peu ?
Pourquoi se contenter du minimum alors que rien n’empêchait d’en installer davantage et reparti dans les différents quartiers de la commune, pour que chaque liste puisse se présenter dignement, pour que chaque habitant puisse découvrir, comparer, comprendre ?
Sachez que dans les salons feutrés, les hypothèses vont bon train.
Les plus prudents parleront d’un simple choix administratif.
Alors que les plus audacieux y verront une manière subtile — trop subtile sans doute? — de limiter la présence d’une liste nouvelle, d’éviter que les regards ne se portent trop largement sur d’autres propositions.
Cette sobriété soudaine aurait-elle pour effet de limiter la présence d’une liste nouvelle, un peu trop dynamique, un peu trop visible, un peu trop…. Dérangeante?
Car, qu’on se le dise, la visibilité est une arme redoutable… surtout lorsqu’elle est équitable.
Votre dévoué murmure, bien sûr, ne saurait trancher.
Mais il sait reconnaître les décisions qui interrogent, celles qui éveillent les curiosités, celles qui donnent envie de regarder d’un peu plus près ce qui se joue réellement.
Et dans cette affaire, une chose est certaine :
lorsque l’on réduit les panneaux, on n’éteint pas les voix.
On ne fait que renforcer l’envie des habitants de comprendre, de s’informer… et, le moment venu, de voter en toute conscience. »
Votre délicieux et attentif murmure.
Sandrine Houdin

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